Dimanche 6 avril 2008
Bridelight
 
L'appellation "beurre" est soumise à une règlementation très stricte. En-dessous de 41 % de matière grasse, c'est une "spécialité laitière à tartiner".
 

La dénomination beurre ne peut être utilisée que si le produit contient 82 % de matière grasse.

Pour fabriquer du beurre allégé (entre 41 % et 81 % de MG), on remplace la matière grasse laitière par des protéines (la réglementation interdit de rajouter des additifs pour cette catégorie). La texture est obtenue grâce à des épaississants type farine de guar (une algue).

En dessous de 41 %, on n'a plus droit à l'appellation beurre, et le produit devient une "spécialité laitière à tartiner". Il ne peut pas être cuit. Dans ce cas, on peut descendre à 25 %, 20 %, ou même 15 % de MG. On utilise des amidons modifiés pour assurer la texture, et de l'arôme "beurre" pour maintenir le goût. Malgré tout, ces spécialités sont plus molles que le beurre (ce qui peut être un avantage pour les tartiner plus facilement).

Alors que les produits "légers" (40 % de matières grasses) sont en perte de vitesse, l'extra-léger (25 % de matières grasses ou moins) séduit de plus en plus de consommateurs avec 70 % des ventes de beurre allégé.

 

par Helier-Moukhbat
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Dimanche 6 avril 2008
Chocolat Poulain Ligne gourmande
 
Dans le chocolat allégé, on doit en partie compenser le sucre par de la matière grasse.
 

Pas facile d'alléger un chocolat, essentiellement à base de sucre et de matière grasse. D'autant plus que la réglementation est très stricte : interdit de descendre en-dessous de 18 % de teneur en beurre de cacao, ou d'ajouter de l'amidon ou de la farine. Impossible également de rajouter de l'eau comme dans la vinaigrette : le chocolat se rigidifie instantanément et forme de grumeaux.

 

Des substituts au sucre

Alors, comment s'y prennent les fabriquants ? Le sucre est indispensable au chocolat car la poudre de cacao brute est très amère. Pour alléger le produit, il est remplacé tout ou en partie par des polyols (des sucres d'alcool qui compensent le volume), et le goût sucré est renforcé si nécessaire par des édulcorants intenses, au pouvoir sucrant supérieur (aspartame, acésulfame k).

Le maltitol, très utilisé car son goût est quasi identique à celui du sucre, ne permet toutefois une réduction calorique d'environ 12 % par rapport au chocolat classique. Il ne peut donc pas prétendre à l'allégation "allégé" (il porte alors la mention "sans sucres ajoutés").

 

Un chocolat plus épais et moins onctueux

"Plus un chocolat est riche en cacao, et plus il contient de lipides"

La matière grasse est plus difficile à enlever : le beurre de cacao fait en effet partie intégrante du chocolat. Il donne à ce dernier son brillant et son onctuosité. Contrairement aux idées reçues, plus un chocolat est riche en cacao, et plus il contient de lipides. Un chocolat à 70 % de cacao en contient ainsi autour de 40 %.

Dans le cas de chocolats très faibles en matière grasse, une partie du beurre de cacao est remplacée par de la lécithine de soja (un émulsifiant) lors du conchage (malaxage à chaud des ingrédients). Ce type de chocolat est toutefois plus épais et moins onctueux.

Poulain est l'une des seules marques à s'être lancée sur le marché du chocolat allégé. Les autres marques ont délibérément abandonné le créneau, axant leur communication sur la notion de plaisir. Pourtant, le chocolat Poulain Ligne Gourmande a connu une progression de ses ventes de 4,6 % cette année, contre 1,4 % pour le chocolat en général.

par Helier-Moukhbat
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Dimanche 6 avril 2008
Camembert Président allégé
 
Le camembert allégé affiche 28 % de MG contre 45 % pour le camembert normal.
 

Pour justifier du qualificatif "allégé", le fromage doit contenir 30 % de moins de matière grasse que le standard (sur produit sec).

On peut dans un premier temps simplement utiliser du lait plus faible en matière grasse.

L'appellation "fromage" étant réservée aux mélanges exclusifs de produits laitiers, impossible de rajouter des épaississants ou autres additifs. Une autre astuce consiste alors à sélectionner des protéines particulières. "Chaque protéine a des propriétés particulières qui donne au fromage ses caractéristiques de goût et de texture" explique Luc Morelon, directeur de la communication chez Lactalis.

 

Du fromage à 0 % de matière grasse !

Pour des produits encore plus allégés, (entre 10 % et 30 % de MG sur extrait sec), on passe dans la catégorie "spécialités fromagères". Leur fabrication est plus complexe. On rajoute des épaississants pour compenser la matière grasse, mais la réglementation est stricte : ils doivent être utilisés dans une limite précise car on n'aurait alors même plus droit à l'appellation "spécialités". Attention : comme elles ont un taux plus élevé d'humidité, ces spécialités se conservent moins longtemps.

Il existe même un fromage à 0% de matière grasse : le "metton". Ce fromage n'est pas consommable directement : il serait complètement sec et plâtreux. Il sert de base de fabrication pour la cancoillotte.

Bref, le succès des fromages allégés est très aléatoire. Si le camembert Bridelight "fonctionne très bien" selon Luc Morelon, certaines autres marques ont eu moins de réussite. Les vrais amateurs de fromage ne supportant pas la moindre perte de goût…

par Helier-Moukhbat
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Dimanche 6 avril 2008
Bâton de Berger
 
Moins de gras et moins de sel : le saucisson veut être "nutritionnellement correct". Mais avec 22 g de lipides/100 g, il reste un aliment "plaisir".

Souvent accusée d'être trop grasse, saucisses et autres pâtés s'adaptent pourtant aux nouvelles exigences nutritionnelles des consommateurs.

"Les goûts de consommateurs ont changé" estime la nutritionniste Béatrice de Raynal. "Il y a trente ans, le jambon le plus maigre comportait 17 % de matière grasse, alors qu'aujourd'hui un taux "normal" est de 5%".

Jambon de dinde et saucisses de poulet

La première piste suivie est la sélection génétique des porcs : certaines races possèdent une masse maigre plus importante. Le régime alimentaire des cochons a également évolué : on a réduit leur ration quotidienne au strict minimum et les animaux sont abattus aux alentours de 100 kg, avant que leur chair ne soit trop grasse. Autre astuce : remplacer le porc par de la volaille (jambon de dinde, saucisses de poulet, etc).     

De l'air dans les rillettes 

Deuxième étape : à la découpe, une grande partie de la graisse est enlevée. On vend par exemple les jambons sans couenne et les lardons avec un maximum de viande.
Dans les rillettes ou les mousses de foie, on ajoute tout simplement de l'air. C'est ce qu'on appelle le "foisonnement". Il s'agit plus exactement d'azote, qui a l'avantage de ne pas oxyder la viande. Mais comme la saveur et l'onctuosité de ces aliments sont liés au gras, ce procédé trouve assez vite ses limites.
Du coup, les industriels remplacent une partie du gras par des amidons, des fibres ou des protéines végétales. La protéine de pois, par exemple, est un excellent liant. Autre possibilité : les acides gras modifiés, qui ne sont pas digérés et n'apportent donc aucune calorie.

par Helier-Moukhbat
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Dimanche 6 avril 2008

 


Sveltesse au chocolat
 
Contrairement aux idées reçues, les yaourts allégés aux fruits contiennent plus de sucre que les yaourts aromatisés.
 

La vedette de l'allégé, c'est bien sûr le yaourt. Ce segment représente aujourd'hui 14 % de ventes de produits laitiers. Alors qu'un yaourt aux fruits "classique" compte 110 à 130 calories, le yaourt allégé ne fait que 55 calories en moyenne.

A priori, fabriquer un yaourt n'est pas très compliqué. Erreur. "Si vous mélangez uniquement du lait et des fruits, votre yaourt sera horriblement acide et immangeable" explique Arnaud Leroux, chef de produits pour la marque Sveltesse. En effet, la matière grasse apporte l'onctuosité et le sucre compense l'acidité des fruits.

 

Haro sur la matière grasse et le sucre

Les yaourts allégés sont d'abord fabriqués avec du lait entier (3,6 % de matière grasse), plutôt que du lait écrémé (0,5 % de matière grasse). Mais pour garder la texture intacte, on ajoute des agents épaississants : des protéines de lait, de la gélatine, de la farine de manioc ou des carraghénanes (un extrait d'algue).



Autre possibilité : modifier le "mix fermentaire". Certaines bactéries comme le bifidus ont en effet un pouvoir gélifiant et épaississant. Dans les crèmes dessert type Taillefine, on peut aussi utiliser de l'inuline, une fibre extraite de la chicorée et non digestible par l'intestin. Le plus souvent, les industriels ont recours à un mélange, selon la texture et la recette désirée.
Après la matière grasse, les desserts ont été allégés en sucre. Là encore, ce sont les édulcorants qui le remplacent. On ajoute parfois des arômes, car le sucre a aussi un rôle de réhausseur de goût pour les fruits.

Supprimer les fruits

Après tout ça, il est difficile d'enlever encore quelque chose. "Dans les 50 calories d'un yaourt allégé, il reste 80 % de protéines de lait et le sucre naturel des fruits" explique Arnaud Leroux. La ruse consiste alors à proposer des yaourts… sans fruits. Sveltesse a ainsi lancé une gamme "Ferme et fondant", des yaourts aromatisés au chocolat ou au litchi.

 

Le light concurrencé par les yaourts "santé"

Au final, les consommateurs y retrouvent-ils leur compte ? "D'après les tests en aveugle que nous effectuons, on note un léger écart entre le produit normal et le produit allégé, en particulier sur la partie texture", observe Arnaud Leroux. "Mais cet écart a tendance à se réduire".

Les marques ont intérêt à se dépêcher, car le light n'a plus trop la côte : il subit de plein fouet la concurrence des yaourts "santé" : au bifidus, au soja, anti-cholestérol, etc… Des produits qui n'ont pourtant rien d'allégé : le yaourt à la mangue d'Activia compte par exemple 135 calories, contre 67 calories pour la version allégée de Yoplait.

par Helier-Moukhbat
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Dimanche 6 avril 2008

Nous buvons chaque année 58,3 litres de boissons rafraîchissantes. Même si le light est encore très minoritaire (15% du marché), il est en progression constante, souligne le Syndicat National des Boissons rafraîchissantes.

Taillefine Fiz

 

Dans les eaux aromatisées, on a remplacé le sucre par des édulcorants

 

Il faut dire que l'eau aromatisée et les sodas sont particulièrement faciles à alléger : nul besoin de modifier la recette, il suffit de remplacer le sucre par des édulcorants. Ces derniers ont un pouvoir sucrant 50 à 300 fois plus puissant que le saccharose, ce qui permet de réduire d'autant les doses. Un cola sucré avec 100 g de sucre contiendra 400 calories, alors que pour obtenir le même goût sucré, il suffit de 0,5 g d'aspartame.

 

L'édulcorant le plus courant est l'acésulfame K (E 950 et E 951), employé notamment dans la Contrex aromatisée, Taillefine Fiz ou le Coca-Cola. Mais il est rarement employé tout seul. Pour obtenir un meilleur goût et améliorer la stabilité du produit, les fabricants ont recours à des mélanges d'édulcorants. Le dernier venu, le sucralose, permet d'augmenter la "durée en bouche".

"Certains édulcorants ont un bon goût sucré mais qui ne dure que quelques secondes" explique Jocelyne Stevani, responsable des affaires règlementaires chez Danone Eaux France. Avec le sucralose, on prolonge la sensation de sucre.


 avec une batterie de tests, on n'arrivera jamais à satisfaire l'ensemble des consommateurs. "On estime que 30% de la population est sensible aux variations du goût sucré, qui peut présenter selon certaines personnes un arrière-goût métallique ou amer".

 

Le sucre caché

L'eau aromatisée ou les sodas sont donc parmi les seuls aliments à pouvoir se revendiquer "0 calories" (en réalité cette mention est admise pour des boissons comptant jusqu'à 4 calories/100 ml). En revanche, les boissons aux fruits, même "sans sucre ajouté", en contiennent forcément un peu puisqu'il reste le sucre des fruits. L'Orangina light contient par exemple encore l'équivalent de 1,5 à 2 morceaux de sucre par litre (16 morceaux pour la version originale).

par Helier-Moukhbat
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Mercredi 2 avril 2008

La fameuse marque Taillefine, leader du marché des yaourts allégés, a encore frappé avec sa nouvelle publicité!
Découvrez en exclusivité la publicité sur notre blog!

par Helier-Moukhbat
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Mercredi 2 avril 2008

Parce que le marché du light connait une très forte expansion et a conquit tout le marché du domaine alimentaire, comme le montre la grande diversité de produits allégés, nous avons jugé qu'il était important de s'y intéresser de plus près de façon à connaitre quels en sont les avantages et éventuellement les conséquences. Vous trouverez toutes les réponses à vos questions sur ce sujet ainsi que toutes les infos sur l'évolution de ce marché sur notre blog!
Bonne visite et n'hésitez pas à poster vos commentaires!
  

    


 

par Helier-Moukhbat
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